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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:00
Quelle médecine pour 9 milliards de terriens?
C'est le titre du livre écrit par les docteurs Roger Géraud, Fondateur de "Gynécologie sans frontière" , Charles Merger, ex médecin chef de service à l’hôpital de Nouméa et Luc Soubeyrand, professeur agrégé du Val de Grâces.
Vous pouvez trouver ce livre aux éditions" Latinica art et lettre", 26 bis Boulevard du Roi René à Aix en Provence 13100
..Et d'écrire :" Il n'y aura pas de médecins pour tout le monde"
Drôle d'avenir!
Tous les commentaires seront les bien-venus

  Je vous rappelle que le Dr Géraud à écrit de nombreux livres, il vous suffit d'aller sur un moteur de recherche pour les trouver.

Amicalement MMad

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 18:42

A tous ceux qui auront  le temps de lire cet article courage!

Retenez cette information très importante : Mica sera là fin avril, début mai et vous êtes tous invités à venir la rencontrer. Si vous habitez loin, dites le moi afin que je vous trouve des amis qui vous hebergeront


L'association « Enfants du Monde » nous a fait un super cadeau : le financement d'un container pour Haïti. Moitié pour les Abricots, moitié pour « Nos petits frères et sœurs »  orphelinat sur Port au Prince Inutile que je vous dise que cette offre très généreuse a été plus que bien accueillie par les Abricotins
Grâce à un supplément de l'association « La Voix de l'Enfant » on nous offrit 20 pieds de plus donc pas de problème pour embarquer une voiture.  Je donnais la mienne à la mairie  des Abricots
Il faut dire que pour se rendre à Jérémie il y a 27 km et pour transporter les malades, il n'y a aucun véhicule

Un conseil, si vous avez l'intention de donner votre voiture pour un pays étranger, n'allez surtout pas dans la mairie de votre ville, car la bonne volonté des employés ne suffit pas . Au mois de décembre, je pensais avoir réglé le problème pour exporter ma voiture aux Abricots en Haïti, ce que m'affirmait l'employée de mairie en me remettant le volet du certificat de cession de véhicule en me recommandant d'envoyer l'exemplaire adéquat à la mairie des Abricots en y joignant  ma carte grise barrée et signée avec la mention « Cédée à titre gratuit». Le premier volet étant envoyé à la préfecture .
 FAUX! Surtout à ne pas faire.

Je dormais tranquille

Pendant deux mois c'est plus de 200 colis qui furent préparés dans le local-garage de l'association VSF, au total 266 colis avec l'aide de l'ALMH.

Voici l'histoire de la voiture afin que cette mésaventure puisse éviter à d'autres associations toutes ces pérégrinations

11 février 2009 vers 14h30

Nous avions chargé le container le samedi précédant, la voiture à l'intérieur, bien calée par des matelas et mousses diverses et les plombs mis en vue d'un départ imminent,


Ce mercredi, après une matinée de travail épuisante, je finissais mon repas et voilà que je reçois un coup de téléphone de Marcel, (E du M)

Le transporteur nous faisait savoir qu'il manquait un papier concernant la voiture. Tout simplement le certificat d'exportation.

Depuis je sais que le certificat d'exportation n'est pas le papier qu'il faut quand on exporte une voiture.

Sachant que les papiers concernant les cartes grises, permis de conduire et autres étaient délivrés par la préfecture rue Saint Sébastien à Marseille et que personnellement j'étais rue Sylvabelle, je décidai de m'entrainer pour le marathon de New York. Le manque d'entraînement fit que j'arrivai fort essoufflée devant le guichet de renseignements. Je demandai où m'adresser pour ce papier à un Monsieur fort charmant, qui me dit : « Ce n'est pas nous » et de me donner l'adresse des douanes et leur numéro de téléphone. Sauf que ce numéro n'était plus en service.

Et me voilà repartis, courant toujours (moins vite) en direction de la demeure du fiston, pour lui demander de me sortir sur Internet tous les numéros des douanes. La liste était longue, et personne au bout pour me répondre. Je décidai de téléphoner à l'entreprise de transport, pour leur demander un complément d'informations. On me recommanda d'aller à la préfecture centre ville, ce que je fis, toujours en courant

A l'accueil une dame charmante, là aussi, me dit : «Ce n'est pas nous » et d'ajouter que je n'avais pas à aller aux douanes de l'autre côté de Marseille puisque les douanes étaient maintenant au Vieux-Port. Elle me donna un autre numéro de téléphone…………… «Nous avons bien pris connaissance de votre appel et nous allons donner suite» Sauf que toutes les deux minutes la communication était interrompue. Il me fallut 20 minutes pour arriver à avoir quelqu'un qui me dit: «Ce n'est pas nous » c'est la douane portuaire. Et de me redonner un énième numéro de téléphone. Par chance un interlocuteur était au bout. Devant ma demande de certificat d'exportation il ne dit qu'il n'y en avait pas besoin vu que je donnais ma voiture mais par contre il me fallait une carte grise d'exportation, et que sans cette fameuse carte grise la voiture ne pouvait pas partir. Il fallait la  débarquer à moins d'avoir cette carte grise d'exportation qu'il me fallait aller chercher  à ……………. la préfecture de Saint-Sébastien.
Malheureusement à cette heure-là la préfecture était fermée.

 Fin du premier épisode

Je retournai à Aubagne pour joindre la mairie, pensant qu'elle pourrait peut-être me faire ce papier, le bureau était fermé depuis 20 minutes mais on me dit que c'était le centre des impôts qui délivrait ce papier. Je téléphonais en urgence et là encore cette réponse «Ce n'est pas nous ».

Travaillant le soir je suis retournée à Marseille pour entrer à 2h du matin, et quelques heures après (8h30) j'étais à la mairie d'Aubagne. J'expliquai mon problème, comme quoi j'avais bien le certificat de cession de véhicule mais que celui-ci ne suffisait pas pour exporter une voiture. On m'apporta un petit chocolat pendant qu'une charmante dame, là encore,  téléphonait à la préfecture pour avoir plus amples renseignements.

C'est là que j'appris que l'employée précédente « c'était trompée » qu'il me fallait bien aller rue St Sébastien avec

                 Un papier prouvant que la mairie acceptait le don (voiture) 
              
Le certificat de cession ( que la préfécture n'aura pas reçu)
              Le papier concernant le contrôle technique, et non la seule facture que j'avais
              Deux preuves de domiciliation
              Ma carte d'identité 
              Et ! gros problème, la carte grise du véhicule (qui était aux Abricots) puisque je l'avais envoyée en décembre au maire. La seule solution consistait donc à déclarer une perte de carte grise afin d'obtenir un duplicata, et c'est avec ce duplicata que l'on obtient  la carte grise d'exportation seul papier valable, pour pouvoir envoyer mais aussi dédouaner la voiture à l'arrivée. 
 et par précaution j'avais le papier de non gage.
 
Et me voilà repartie à Marseille direction :  la rue Saint-Sébastien avec mon vélo dans le coffre de la voiture de ma mère, afin de gagner du temps car avec le vélo on peut prendre les trottoirs quand il y a des sens interdits et comme je devais ensuite, aller rue de Dunkerque porter le précieux document, . Cette fois-ci je m'entrainai pour le tour de France.

Auparavant, concernant le contrôle technique et les détails demandés, j'avais  téléphoné à Roanne, où ce contrôle avait eu lieu. On me faxa le tout mais comme le numéro de fax de mon fils (qui tient une crêperie) est le même que celui de son téléphone et que le personnel n'était pas prévenu et qu' il décrochait à chaque sonnerie, il a fallu un certain temps pour réceptionner ce document surtout qu'en plus, le fax n'avait plus de papier

      Arrivée à la préfecture, je m'adressai au Monsieur de la veille qui m'avait donné le mauvais numéro des douanes. Il me demanda ma carte grise, je lui expliquai que je l'avais perdue (car autrement il me fallait demander au maire des Abricots de me l'a renvoyée), il me donna un numéro afin d'aller voir la personne susceptible de résoudre mon problème et j'attendis, j'attendis.  

Enfin! ce fut mon tour et j'arrivai devant le guichet D.

Je restais une bonne heure 30 au guichet avec un Monsieur qui m'expliqua qu'en fait j'avais tout faux. Et que je devais prouver par une lettre de la mairie des Abricots qu'elle acceptait ce don Je n'avais pas de lettre.  Le guichetier me dit « Ce n'est pas mon problème » mais c'est avec ce papier et votre carte grise que vous obtiendrez la carte grise d'exportation ; J'aurai dû venir avec les mails prouvant qu'ils attendent cette voiture avec grande impatience

« Téléphonez –leur » me dit-il, J'ai expliqué que je ne pouvais pas joindre le maire des Abricots puisque le village était un village isolé, sans électricité, sans téléphone, et qu'il fallait 7 h à pied pour aller dans la ville principale, qui elle non plus n'avait pas l'électricité toute la journée.

Voyant que j'étais au bord de la dépression nerveuse, il est allé voir son chef. et le chef pensa qu'il fallait m'aider un peu,. Ce dernier me demanda d'écrire une lettre attestant sur l'honneur comme quoi je reconnaissais envoyer ma voiture à la mairie des Abricots avec leur accord,
Et je recommençais l'histoire de la voiture qui était dans un container, le container plombé était prêt à partir mais stoppé par ce papier manquant.

Il me demanda les papiers du contrôle technique, qui apparemment posaient problème car ce n'est pas ceux qu'il pensait, mais «cela fera l'affaire »

Quant au papier de cession, la préfecture ne l'avait pas reçu J'en ai donc rempli un autre et il me donna un ticket pour que je puisse aller chercher et payer le duplicata de la carte grise et j'attendis.

Muni de cette carte je retournai au précédent guichet pour l'obtention de l'autre. Encore un numéro pour aller payer et retirer cette fameuse carte grise d'exportation Et là j'attendis, j'attendis, j'attendis. J'attendais toujours lorsque l'employé du guichet s'en inquiéta et me demanda à voir le bon que l'on m'avait remis. Je pouvais toujours attendre car ce bon n'était pas au nom de la mairie  mais à un nom inexistant. Je re –payai et on me donna enfin cette fameuse carte grise d'exportation C'est avec plaisir que je quittai la rue Saint-Sébastien pour me retrouver avec un vélo crevé.

Il était 15 :30 Je repartis avec le vélo jusqu'à la crêperie de mon fils, qui me prêta sa carte pour prendre un v'lib afin de me rendre rue de Dunkerque, rue située derrière la cathédrale Major. Je n'avais pas fait 300 m que la selle du vélo s'écroula. Et je me retrouvai le menton sur les genoux entrain de pédaler. Inutile de vous dire qu'arrivée sur la Canebière j'ai vite changé de vélo. Je n'avais oublié qu'une chose : c'est que le Mistral soufflait à 110 km. Il m'a donc fallu marcher en tirant le vélo le long de la côte, avant de pouvoir monter dessus.  Si j'avais su!!!!

 

Quant à mon vélo crevé il resta chez mon fils jusqu'au soir, une employée ne ramena vers le cimetière Saint-Pierre où était garé la voiture de ma mère, je rentrais à Aubagne, pour repartir quelques heures après.

Je reconnais que tout ceux que j'ai rencontrés ont été agréables, heureusement vu mon état!

A part ces petits tracas le village des Abricots a beaucoup de mal à se remettre des trois cyclones qui l'ont ravagé. La famine sévit partout. Différents documentaires ont été diffusés à la télévision, tous aussi terribles les uns que les autres. puisque les gens finissent par manger des glettes de terre. Ca Cale !..................et on en meure

Suite à l'émission de Thalassa, Sabrina, la fille de Nicole lança un SOS auprès de ses  amis afin de venir en aide au village. Nous avons 18 personnes qui ont répondu à cet appel. Nous voudrions monter une banque pour micros crédits pour les femmes en situation critique. Est-ce réalisable ? Nous avons donc pu grâce à ces personnes récupérer 2000 €. Est-ce que ce sera suffisant ce n'est pas sur. Il y a déjà une banque sur Haïti, pour micro crédit avec 38 % d'intérêt, non je ne me trompe pas c'est bien 38%; Je ne veux pas d'une telle banque.

Mica voudrait aussi qu'on lui envoie 1000 €, car les semis et plantations sont encore très petits.  Cette somme permettrait aux femmes ayant les séchoirs pour fruits et légumes, d'acheter ces denrées, denrées introuvables depuis les cyclones, car me dit-elle, elles ont trouvé une entreprise prête à acheter toute leur production, et surtout payables sous 15 jours. Mais le problème est qu'elles n'ont aucun financement pour le faireIl nous faudra donc choisir entre, un parrainage en moins, une école construit non pas en deux ans mais en trois ans, sauf si de votre côté vous pouvez leur venir en aide en envoyant un don à l'association VSF.

Chers amis, adhérents et donateurs, n'oubliez pas  vos adresses e-mail cela nous permet aussi d'économiser un timbre. (Un Haïtien gagne 1 € /jour)

            Lorsque l'immeuble de la compagnie de logistique de transport fut en vue, j'éprouvai enfin un sentiment de contentement. Arrivée au cinquième étage j'ai pu remettre LE papier en main propre.

Après avoir bu deux grands verres d'eau fraîche j'ai pu repartir en v'lib, (ils sont d'un poids impressionnant). Au moment de le remettre en place, bien sûr tout était pris. Il a fallu trouver un autre parking.

Vous pouvez aussi vous rendre sur ces liens pour regarder de nouveau l'émission de Thalassa du mois de décembre 2008 – tournée avant les cyclones.

http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=101

Ou sur          http://video.google.fr/videoplay?docid=-6442134018243064744&hl=fr        Et encore
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=#bcid=625801;vid=9941296

   OUF!!!!
Avec toute mon amitié                     

Marie Madeleine

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